17/05/2004

Retour aux sources...

Lancia, du moins pendant sa période de gloire, savait faire cohabiter sur ses modèles, le luxe à l’italienne et le tempérament sportif. La restructuration opérée par Fiat, en allouant uniquement le luxe à Lancia et le sport à Alfa Roméo, n’a pas totalement porté ses fruits, en particulier pour la première marque citée. A l’image de nombreux constructeurs qui puisent avec succès dans leur glorieux passé, en ressuscitant des modèles d’exception, Lancia s’est penché sur le cas de la Fulvia née en 1965. Cette dernière s’est illustrée en remportant le championnat du monde des marques en 1972, grâce à une victoire de Sandro Munari au rallye de Monte Carlo. Produite jusqu’en 1976, 140000 exemplaires trouvèrent preneur et c’est fort de ce mythe, que Lancia souhaite rééditer l’exploit.
 
 La Lancia Fulvia 2003 est encore à l’état de Show Car, mais sa commercialisation serait tout à fait plausible. La ligne, très droite, rappelle l’ « ancêtre », mais s’avère tout à fait au goût du jour. La face avant arbore une calandre maillée du plus bel effet, abandonnant le chrome pour du métallique, plus « sportif ». Les optiques « hi-tech » ne reprennent aucun élément existant de la gamme Lancia et se distinguent par des paupières de phares, équipement apprécié des préparateurs de Vw Coccinelle. Le long capot, contraste avec la malle arrière, plutôt courte et trapue, qui marque le plus, l’inspiration des années 60-70.

L’habitacle est garni de cuir brun, revêtement qui est par ailleurs un des spécialités de la marque, tant par sa qualité que son confort. Le design des instruments de bord, nous rappelle avec bonheur les intérieurs sportifs des années 70, alors que des équipements modernes tels que la climatisation, l’ordinateur de bord et les airbags se marient parfaitement dans cette ambiance unique. Pour motoriser la Fulvia, on retrouve le très connu 1,8L 16v, ici équipé d’un variateur de phase et dont la puissance atteint 140 ch, ce qui est largement suffisant pour se faire plaisir, d’autant que le poids ridicule de 990 kg autorise de bonnes performances. L’épreuve du 0-100 km/h ne demanderait ainsi que 8,6 s. Il faut par ailleurs saluer l’exploit de Lancia, pour limiter le poids de la belle, aussi « lourde » qu’une Citroën C2. Sous la belle caisse peinte en couleur « ivoire », on trouve une suspension avant Mac Pherson avec montant télescopique et l’arrière se dote de bras longitudinaux avec barre anti roulis. Petit détail, les superbes jantes à 9 branches sont chaussées de Pirelli P ZERO Noir, indispensables sur une belle Italienne. Les fans de la marque peuvent se réjouir, Lancia n’a pas dit son dernier mot.

15:01 Écrit par Stephane De Coninck | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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